Revenus du photovoltaïque

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Revenus solaires : séparer économies et recettes

Vendre de l’électricité n’est pas la même chose qu’en acheter moins

Le solaire peut réduire les achats au réseau et, selon le mode d’exploitation, générer des recettes de vente. Ces deux effets doivent être calculés séparément. Ils dépendent de la production, des horaires de consommation, du contrat et des dépenses du projet.

Trois modes d’exploitation à comparer

Le gestionnaire de réseau traite le raccordement et la mise en service ; l’acheteur gère le contrat de vente. La disponibilité d’un contrat réglementé dépend des caractéristiques et de la date du dossier.

Vente du surplus : une partie de la production est consommée dans le logement ; l’injection est vendue selon le contrat. Vente totale : la production est destinée à la vente. Autoconsommation sans vente : il n’y a pas de recette d’électricité vendue ; l’intérêt financier repose sur les achats évités et les coûts.

Pour les nouvelles DCR S21 depuis le 28 mars 2025, les installations d’au plus 9 kWc ne sont plus soutenues en vente totale. Le cadre de l’obligation d’achat permet de vérifier le périmètre du contrat.

Quel tarif utiliser pour les recettes ?

Les nouvelles demandes complètes de raccordement à compter du 5 juin 2026 relèvent du régime S21 modifié : tarif de base de 1,1 c€/kWh dans le périmètre concerné, prime forfaitaire supprimée, plafond annuel et indexation propres au régime. Les anciens contrats conservent leurs conditions.

Utilisez la page des tarifs et dates d’application pour identifier le régime ; un prix actuel ne doit pas être appliqué automatiquement à un ancien contrat.

Un exemple de recette n’est pas un bénéfice

À un tarif de 0,011 €/kWh, 2 000 kWh d’injection rémunérée donnent 22 € de recettes sur la période considérée, avant frais et fiscalité éventuelle. Cet exemple ne prédit ni la production ni l’injection de votre installation ; les plafonds et conditions du contrat restent applicables.

Le gain lié à l’autoconsommation se calcule, lui, avec les kWh réellement consommés sur place et la part variable du prix d’achat évitée. L’abonnement ne disparaît pas nécessairement.

Passer des recettes au résultat après dépenses

Ajoutez les achats évités aux ventes, puis retranchez l’entretien, l’assurance, les frais contractuels, le financement et les remplacements prévus. Comparez ce résultat à l’investissement initial. Une durée d’amortissement générale de douze ou quinze ans ne remplace pas ce calcul.

Les revenus de vente peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu sous les conditions prévues pour une installation d’au plus 3 kWc, deux points de raccordement au plus et une activité non professionnelle. Hors de ce cadre, consultez les règles fiscales de votre situation. Les démarches et déclarations solaires reprennent ces repères.

Améliorer l’usage de la production avant d’ajouter du matériel

Le calcul des taux d’autoconsommation et d’autoproduction aide à comprendre les flux. Déplacer un usage utile vers une période de production peut réduire des achats ; consommer davantage uniquement pour absorber un surplus ne crée pas nécessairement une économie. Une batterie doit faire l’objet d’un calcul séparé.

Avant de modifier un contrat existant, vérifiez les obligations et les conséquences d’un changement de mode de vente. Le guide du projet solaire et les conseils de lecture d’un devis permettent de préparer une étude cohérente.

Informations vérifiées le 26 octobre 2026. Sources : CRE, données tarifaires de juin 2026, EDF OA, contrat S21, Enedis, Service-Public, fiscalité de la vente.